Passé l'anecdote du sujet, tout se ramène en peinture à la couleur ou aux oppositions de couleurs, en deçà et au delà du cadre arbitraire de l'espace peint.
Le jeux des traces colorées s'organisent dans cet espace selon une combinatoire de complémentarité ou d'opposition qui dégage par les fractures ou les césures qu'elle opère un rythme qui appartient à l'impulsion du geste saturé d'un projet jusqu'à sa maîtrise aboutie et posée.
Ce rythme né de la trajectoire et du contraste suggère.
Le travail de Claude GERARD se situe à ce niveau.
Il donne une lumière par l'intéraction des couleurs, du peint et du non peint stable et claire savoureusement, qui diffuse en continu une ambiance chaude, quasi sensuelle, que souligne la souplesse et l'onctuosité des formes.
Il y a du philosophe et de l'hédoniste chez ce peintre là.
Jean-Paul BLANCHET
sábado, 18 de noviembre de 2006
CUBISME : travaux de Claude Gérard
L'homme est spontané, il tutoie facilement, il ouvre sa sympathie comme il ouvre sa porte. Il va à l'essentiel.
L'essentiel, Claude Gérard en est devenu le philosophe. Philosophe du rythme, de la couleur, du plaisir de contempler.
Claude Gérard parle beaucoup comme tous les grands solitaires. Il parle des autres, mais peu de peinture... Une fois de plus.
Il évoque ses premiers maîtres. Durant son séjour chez Lecroart, il s'intéressera plus à la bibliothèque : chez Rylsky, au pair, il participe à la vie de famille et côtoie Bissières, Bazaine, Manessier, Singier, Stalhy, Brassaï...
Anar, marginal, têtu certainement, il navigue durant les années 50 entre le peintre en bâtiment et l'artiste peintre.
Car il y a de l'artisan dans cet homme-là. Son rêve d'atelier ouvert sur la rue en est un exemple.
Parce que Claude Gérard souhaite avant tout partager, donner.
"Je peins parce que c'est ce que je sais faire... la peinture est un don. J'ai reçu, je redonne".
Depuis qu'il fut reçu à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts en 1944, il s'est fait très discret, sans volonté de réclusion bien au contraire, mais trop occupé à peindre.
Il dit en riant qu'une exposition au Grand Palais ne lui fait pas peur, en évoquant sa production de 3 ou 4 000 oeuvres partagées entre son atelier de la rue Saint-Denis à Paris et sa maison d'Avent dans le Limousin.
Sa voix se fait douce. Une voix de conteur. Mais ses contes, Claude Gérard nous les délivre avec sa main.
Les rebondissements suivent le trait du pinceau. L'intrigue se noue et puis se déroule dans les séries. Les petits pots de peinture aux multiples couleurs sont comme des personnages qui veulent faire partie du tableau, de l'histoire.
De cette histoire que Claude Gérard nous raconte depuis près de 50 ans, qui nous rassure par sa force et sa sérénité et qui nous enchante l'âme et le coeur par sa vitalité et sa gaîté.
Paris, juin 1998
Informations presse, Service de presse - Agence Orcade
Dominique Delrieu
L'essentiel, Claude Gérard en est devenu le philosophe. Philosophe du rythme, de la couleur, du plaisir de contempler.
Claude Gérard parle beaucoup comme tous les grands solitaires. Il parle des autres, mais peu de peinture... Une fois de plus.
Il évoque ses premiers maîtres. Durant son séjour chez Lecroart, il s'intéressera plus à la bibliothèque : chez Rylsky, au pair, il participe à la vie de famille et côtoie Bissières, Bazaine, Manessier, Singier, Stalhy, Brassaï...
Anar, marginal, têtu certainement, il navigue durant les années 50 entre le peintre en bâtiment et l'artiste peintre.
Car il y a de l'artisan dans cet homme-là. Son rêve d'atelier ouvert sur la rue en est un exemple.
Parce que Claude Gérard souhaite avant tout partager, donner.
"Je peins parce que c'est ce que je sais faire... la peinture est un don. J'ai reçu, je redonne".
Depuis qu'il fut reçu à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts en 1944, il s'est fait très discret, sans volonté de réclusion bien au contraire, mais trop occupé à peindre.
Il dit en riant qu'une exposition au Grand Palais ne lui fait pas peur, en évoquant sa production de 3 ou 4 000 oeuvres partagées entre son atelier de la rue Saint-Denis à Paris et sa maison d'Avent dans le Limousin.
Sa voix se fait douce. Une voix de conteur. Mais ses contes, Claude Gérard nous les délivre avec sa main.
Les rebondissements suivent le trait du pinceau. L'intrigue se noue et puis se déroule dans les séries. Les petits pots de peinture aux multiples couleurs sont comme des personnages qui veulent faire partie du tableau, de l'histoire.
De cette histoire que Claude Gérard nous raconte depuis près de 50 ans, qui nous rassure par sa force et sa sérénité et qui nous enchante l'âme et le coeur par sa vitalité et sa gaîté.
Paris, juin 1998
Informations presse, Service de presse - Agence Orcade
Dominique Delrieu
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Travaux de Claude Gérard : Témoignages
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